Mis à jour le 13/0'/2007
Amortissement (facteur): Il existe deux facteurs ,ou coefficients d’amortissement différents :
Le premier est une invention du monde de la Hi Fi qui le définit comme le rapport de l’impédance nominale sur l’impédance de sortie de l’ampli . Ce rapport est censé représenter l’aptitude de l’ampli à amortir (on voit écrit « maîtriser », ce qui ne veut rien dire) les mouvements oscillants dus aux différentes résonances de la charge .
Quand on regarde le schéma équivalent d’une enceinte , on voit tout de suite que l’amortissement est apporté par la résistance de la bobine mobile , devant laquelle les quelques miliohms de l’ampli et du câble de liaison sont parfaitement négligeables .
Le second est celui qui est utilisé en dynamique des systèmes et qui représente le comportement de beaucoup d’objets physiques . Normalement , ce coefficient n’est défini que pour des systèmes du second ordre *, mais on peut avec quelques précautions l’étendre aux systèmes d’ordre plus élevé . Il se calcule à partir des coefficients de l’équation différentielle régissant les mouvements du système .
Pour une entrée en rectangulaire , on n’aura pas de dépassement pour les valeurs supérieures à 1 , nommé « amortissement critique » . La valeur de 0,7 (en fait 1/racine de 2) correspond à un dépassement de 5% et au temps de montée le plus faible . C’est en général la valeur que l’on retient pour les filtres actifs .(réponse dite de « Butterworth ») . Pour 0,5 ,le dépassement est de 18 %,et de 70% pour 0,1 .
Il est clair que le coefficient de la Hi Fi ne pourra être déclaré pertinent qui si on arrive à prouver un lien avec le vrai. (en cours)
*: un système est du second ordre s’il contient deux organes d’accumulation d’énergie : self , capa ,masse, ressort ,volume d’air, col acoustique etc …(pour les physiciens)
(pour les matheux ,un système est du second ordre ,s’il est régi par une équation différentielle du second degré ) ,ce qui revient au même .
Analogies et modèles A venir
Câble de modulation A venir
Cuivre La nuance utilisée en électricité industrielle est le Cu-a1
Celle utilisée en électronique est le Cu-c2
LES DIFFÉRENTES NUANCES DE CUIVRE
L'opération de fusion conduit, sans précautions particulières, à la dissolution dans le métal liquide de faibles quantités d'oxygène dont la présence est tolérable ou non suivant les applications.
On est amené à disposer dans certains cas de nuances de cuivre sans oxygène obtenues :
-soit par l'utilisation d'un désoxydant au cours de la refusion,
-soit par une protection efficace contre l'oxydation tant que le métal est à l'état liquide.
On distingue ainsi trois principales catégories de cuivre suivant la présence ou non d'oxygène
et son mode d'élimination :
les cuivres contenant de l'oxygène-
les cuivres désoxydés avec désoxydant résiduel,
les cuivres exempts d'oxygène ou désoxydés sans désoxydant résiduel.
Ces nuances de cuivre font l'objet de la norme NF A 51-050.
1.2;1 Les cuivres contenant de l'oxygène
Introduit au cours des opérations de fusion et de coulée, l'oxygène est présent à des teneurs de quelques centaines de parties par million (100 ppm = 0,01 %) et confère au cuivre des caractéristiques et aptitudes particulières.
La structure micrographique fait apparaître de petits globules d'oxyde cuivreux Cu2O,
dénommés oxydules, comme représenté. En se combinant au moins partiellement avec certaines impuretés présentes, l'oxygène atténue l'effet néfaste de ces dernières sur la conductivité électrique; L'oxygène, en revanche abaisse la température d'adoucissement. La présence d'oxygène rend le cuivre impropre aux opérations nécessitant un chauffage à température supérieure à 300 oC en atmosphère réductrice contenant de l'hydrogène dont la vitesse de diffusion est grande à ces températures.
La réduction de l'oxydule Cu2O par H2 conduit à la formation de H2O totalement insoluble,
ce qui se traduit par de graves décohésions. La présence des particules de Cu2O tend à réduire légèrement l'aptitude à la déformation à froid du métal, mais seulement dans les cas les plus difficiles tels que le pliage en long (arête du pli dans le sens du laminage) des tôles très écrouies.
Les nuances disponibles dans cette catégorie dépendent du procédé d'affinage :
-Le procédé électrolytique donne le métal le plus pur désigné Cu-a1.
-Le procédé thermique fournit les deux nuances Cu-a2 et Cu-a3.
Le cuivre électrolytique Cu-al
Il correspond à la désignation ISO: Cu-ETP (Electrolytic Tough-Pitch).
Cette qualité a une composition définie par une teneur minimale en cuivre de 99,90%et une conductivité électrique minimale à l'état recuit à 20 oC, de 100% IACS (International Annealed Copper Standard). Sa résistivité est de 1,7241.10-8 .Ohm.m. Cette valeur, qui correspond à une résistance de 0,15328 .Ohm pour un fil de 1 m de long pesant 1 g, a été retenue en 1913 par la Commission Electrotechnique Internationale comme étalon de résistivité. La conductivité électrique du cuivre à 100% IACS est de 58 MS/m* dans le système d'unité international.
Les fourchettes de concentrations d'impuretés rencontrées dans la pratique pour cette nuance de cuivre sont les suivantes pour chaque élément cité:
O2 200 à 400 ppm
Ag 5 à 20 ppm
S, Fe, Ni 5 à 15 ppm
As, Se, Sn, Pb 1 à 5 ppm
< 1 ppm
'1 MS/m = 1 m/(.Ohm.mm2)
Le cuivre thermique Cu-a2
Il correspond à la désignation ISO: Cu-FRHC (Fire Refined High Conductivity).
Cette qualité possède les mêmes critères de composition et de conductivité électrique que le Cu-a1, mais contient plus d'impuretés, notamment celles qui sont nuisibles à la transformation à chaud comme Se, Te, Pb.
Le cuivre thermique Cu-a3
Il correspond à la désignation ISO: Cu-FRTP (Fire Refined Tough-Pitch).
Encore moins pure que le Cu-a2, cette nuance a une composition minimale en cuivre de 99,85 %, la conductivité n'étant pas garantie. Cette catégorie de cuivre est principalement réservée à l'élaboration d'alliages de fonderie.
1.2.2 Les cuivres désoxydés
Il s'agit de cuivres affinés électrolytiquement ou thermiquement.
La désoxydation du cuivre est obtenue en fonderie par addition de phosphore par l'intermédiaire de phosphure de cuivre, ce qui a pour conséquence l'absence de fragilisation en atmosphère réductrice et donc une bonne soudabilité. L'excès volontaire de phosphore, très avide d'oxygène, se dissout dans le métal avec comme résultat une diminution sensible de la conductivité et une augmentation de la température de recuit. Un essai normalisé (norme NF A 05-112) permet l'identification d'un cuivre désoxydé. Ce test consiste à chauffer un échantillon de métal à 850 oC pendant 30 mn en atmosphère d'hydrogène, puis à contrôler l'absence de fragilisation par un essai de pliage à 180°. Il existe dans cette catégorie, deux nuances, dont la teneur minimale garantie en cuivre est 99,90%.
Le cuivre Cu-b1
Il correspond à la désignation ISO: Cu-DHP (Phosphorus Deoxidised High Residual
Phosphorus). Il contient de 0,013 à 0,050% (130 à 500 ppm) de phosphore. Sa conductivité électrique se situe entre 70 et 90% IACS. IL est principalement utilisé dans la fabrication de tubes sanitaires et de laminés pour toiture.
Le cuivre Cu-b2
Il correspond à la désignation ISO: Cu-DLP
(Phosphorus Deoxidised Low Residual Phosphorus).
La teneur en phosphore est de 0,004 à 0,012% (40 à 120 ppm), ce qui permet d'obtenir une
conductivité électrique comprise entre 85 et 98 % IACS. Ce cuivre représente un compromis
conductivité-rétention d'écrouissage qui en fait un matériau souvent utilisé pour la fabrication
de supports de composants électroniques.
1.2.3 Les cuivres exempts d'oxygène
Ces cuivres, affinés par voie électrolytique, ont été refondus au four à induction et coulés sous
atmosphère inerte ou désoxydés sans désoxydant résiduel. Ils réunissent les avantages des deux catégories précédentes: hautes conductivités électrique et thermique et insensibilité aux
atmosphères réductrices. Leur résistivité maximale imposée est la même que celle du cuivre Cu-a1. Ces cuivres sont obtenus grâce à deux techniques différentes: l'une, d'origine américaine, consiste à effectuer toutes les opérations de fonderie sous atmosphère réductrice; elle conduit aux cuivres de marque OFHC (Oxygen Free High Conductivity). .
L'autre, d'origine allemande, consiste à introduire une quantité contrôlée de désoxydant .
Elle conduit aux cuivres de marque BE58.
Il existe deux nuances de cuivre exempt d'oxygène qui se distinguent par leur niveau de pureté :
Le cuivre Cu-cl
Il correspond à la désignation ISO: Cu-OF (Oxygen Free).
La teneur minimale en cuivre est de 99,95% et la conductivité minimale garantie est de 100% IACS à l'état recuit à 20 oC. Ce cuivre ne se distingue du Cu-a1 que par l'absence d'oxygène, les autres impuretés se trouvant aux mêmes teneurs moyennes. Cette nuance satisfait à l'essai
de pliage à 180° après un chauffage en atmosphère d'hydrogène (NF A 05-112).
Le cuivre Cu-c2
Il correspond à la désignation ISO : Cu-OFE (Oxygen Free Electronic Grade).
Ce cuivre est caractérisé par une teneur minimale de 99,99% de cuivre, soit un total d'impuretés inférieur à 100 ppm, et une conductivité minimale de 101% IAC5 à l'état recuit à 20 oC. Des teneurs maximales sont données pour 10 impuretés. Il satisfait à un essai de 10 pliages alternés après chauffage en atmosphère d'hydrogène (NF A 05-112).
Les deux nuances Cu-c1 et Cu-c2 conviennent dans bon nombre d'applications scientifiques,
la qualité Cu-c2 offrant la meilleure tenue aux vides poussés.
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DU CUIVRE
Le cuivre est le 29ème élément du tableau périodique des éléments. C'est un métal de teinte rouge caractéristique, dont les principales propriété physiques sont les suivantes :
.Numéro atomique 29,
.Masse atomique 63,547 9 (69,1% d'isotope 63 et 30,9% d'isotope 65),
.Réseau cubique à faces centrées de maille a=3,61 A à 0°C,
Coefficient de dilatation thermique linéaire moyen:
-entre 20 et 100 oC: 16,8.10-6/°C,
-entre 20 et 300 oC: 17,7.10-6/°C,
-entre 20 et 500 oC: 18,6.10-6/°C,
Température d'ébullition 2578 °C,
Capacité thermique massique à 20 oC: 385 j/(kg.K),
Enthalpie de fusion 205 000 j/kg,
Matériau diamagnétique, susceptibilité magnétique: -8,6.10-8,
Potentiel normal d'oxydo -réduction :
Eo (Cu/Cul+) = 0,340 V/ENH*
Eu (CU/Cu+) = 0,521 V/ENH*
Eu (Cu+ /Cul+) = 0,154 V /ENH*.
*ENH Electrode Normale à Hydrogène
Le mode d'élaboration du produit a des conséquences directes sur les propriétés physiques. En particulier, les pièces obtenues en fonderie possèdent des conductivités électrique et thermique jusqu'à 15% inférieures à celles obtenues à partir d'alliages corroyés. les impuretés modifient les propriétés physiques du cuivre, notamment les conductivités électrique et thermique. la figure 3 montre l'influence d'un certain nombre d'impuretés sur la conductivité électrique du cuivre.
La présence d'électrons libres dans les métaux et alliages métalliques sont à l'origine de leurs
conductivités électrique et thermique.
La loi de WIEDEMANN-FRANZ relie pour chaque métal les deux conductivités électrique (a) et thermique (A), par l'expression suivante :
A/aT = Constante = L
Formule dans laquelle :
T est la température en Kelvin
A est la conductivité thermique
a est la conductivité électrique
L est le nombre de Lorenz
Pour le cuivre pur, L = 2,4.10-8 .Ohm.W/K2.
Pour les alliages de cuivre,
L est compris entre 2,5 et 2,9.10-8 .Ohm.W/K2.
D'après "les propriétés du cuivre et de ses alliages" Centre d'Information du Cuivre .
Câbles HP :Le rôle d’un câble HP est de transmettre de l’ampli aux enceintes le signal électrique sans altération .On lui demandera donc de se comporter comme une impédance la plus basse possible et d’être linéaire en amplitude .
Il est constitué de nombreux brins, très fins et tressés entre eux, ceci pour obtenir suffisamment de souplesse. Quand les brins ne sont pas isolés entre eux , l’ensemble est équivalent à un conducteur massif unique .Le cas contraire (fil de Litz) n’est pas utilisé en Hi – Fi .
Paramètres jouant sur les caractéristiques électriques : Métal utilisé
Section
Longueur
Forme (cylindrique ou autre) .
Ecartement entre le brin aller et le brin retour .
Distance au sol conducteur .
Nature de l’isolant (sa permittivité)
Puissance maximum transmissible : Pour des raisons d’échauffement , il est prudent de limiter le courant efficace permanent à 4 A / mm² , ce qui donne 64 W / mm² sous 4 Ohms et 128 W / mm² sous 8 Ohms .
Métaux utilisés : Cuivre électrolytique Cu – ETP ,selon dénomination ISO , pur à 90,90 % ,de résistivité 1,7241 10-8 Ohm.m , servant de référence pour la conductivité : 100 % IACS . C’est le cuivre des installations électriques .
Cuivre électrolytique Cu – OF , sans oxygène , pur à 99,95 % , de même conductivité .
L’absence d’oxygène améliore la tenue à la corrosion au dessus de 300 °C ,en atmosphère réductrice et en présence d’hydrogène, et également les possibilités de déformation à froid (pliage) .Rien à voir avec les propriétés électriques .
Cuivre électrolytique Cu – OFE , sans oxygène , pur à 99,99 % ,de conductivité 101 % , utilisé en électronique .
Argent , de conductivité 106 % .
Caractéristiques électriques :Résistance : elle est proportionnelle à la longueur , à la résistivité et à l’inverse de la section . Elle augmente aux fréquences élevées à cause de l’effet de peau .(voir ce mot)
Ordre de grandeur : pour un câble de 1,5 mm² à : 22,8 mOhm par m en continu et 27 mOhm par m à 20 KHz
Inductance : elle est la différence de deux termes :
L’inductance propre ,qui dépend du diamètre du conducteur et de sa longueur , sans être proportionnelle . Elle diminue très légèrement aux fréquences élevées à cause de l’effet de peau .
L’inductance mutuelle , qui représente la qualité du couplage magnétique entre les fils .Elle dépend de la géométrie des conducteurs , de leur écartement et de la distance au sol ,ou à toute partie conductrice reliée au sol .Elle est proportionnelle à la longueur .
Pour avoir l’inductance totale la plus faible possible , il faut maximiser la mutuelle. Pour cela , il faut disposer les deux conducteurs les plus proches possibles et le plus loin du sol .
Ordre de grandeur : pour un câble de 1,5 mm² à 1 m du sol : 1,1 µH par m
Posé au sol ou blindé : 2 µH par m
Capacité : Elle dépend de l’écartement des conducteurs , de leur géométrie et de la permittivité (voir ce mot) de l’isolant et de la distance au sol ,ou à toute partie conductrice reliée au sol . Elle est proportionnelle à la longueur .
Ordre de grandeur : pour un câble de 1,5 mm² à 1 m du sol : 20,3 pF par m
Posé au sol ou blindé : 77 pF par m
Impédance : Les calculs sont faits pour 5 types de câbles :
Un fil de lampe de chevet 2 x 0,21 mm²
Un fil d’appareil électro ménager de 2 x 0,6 mm²
Un fil industriel 2 x 1,5 mm2
Un fil « Hp » 2 x 4 mm² (Casto)
Un fil 2 x 6 mm²
Pour une longueur de 3,5 m , à 1 m du sol et posé au sol .